NETTALI.COM- Malgré les nombreuses interrogations sur le retour de Karim en exil au Qatar, Doudou Wade a estimé lors de l'émission « Jury du dimanche », que le moment n'est pas opportun.
Ceux qui s’interrogent ou s’impatientent au sujet du retour de Karim Wade au Sénégal, « exilé » au Qatar après sa grâce présidentielle en 2015 vont déchanter. Car, lors de l’émission « Jury du dimanche » de iRadio, Doudou Wade a laissé entendre que le moment n’est pas opportun.
« Karim Wade ne peut pas rentrer comme ça au Sénégal parce que le moment n’est pas opportun pour qu’il le fasse. Karim Wade n’est pas sorti du pays de son propre gré. Dans l’histoire du Sénégal jusqu’à la fin du monde, on ne verra jamais quelqu’un en prison à qui on fera un passeport pour le faire sortir, même s’il était un Chinois ou un Japonais. On prend un Sénégalais, on le met sous scellé, on le sort tardivement dans la maison d’arrêt, et on le déporte », a asséné Doudou Wade, lorsque le journaliste Mamadou Ibra Kane, lui a demandé les raisons pour lesquelles Wade fils ne rentre toujours pas au bercail.
Poursuivant, il ajoute : « Karim Wade est attendu par les Sénégalais. Il veut rentrer. Il ne rentre pas parce que ce n’est pas encore opportun. Vous l’avez entendu plusieurs fois dire que s’il arrive on le met en prison ».
Par ailleurs, il a soutenu que le Pds est en train de se réorganiser pour aller d’abord présenter un autre projet aux Sénégalais et aux militants du parti. « Notre parti vit une vie heureuse avec des jeunes, des femmes et d’autres personnalités. Et nous avons un parti d’avenir. Le Pds est et sera un parti qui compte au Sénégal », a-t-il aussi dit.
Toutefois, il a indiqué que Wade fils n'a écarté aucun leader pour s’imposer. « Oumar Sarr et Cie ont toujours dit un oui courbé à Karim Wade. Ils ont porté sa candidature. Ils ont parcouru le Sénégal pour vendre Karim Wade. Ils ont fait une tournée partout : à la radio, à la télévision, devant les juridictions, sous la pluie. Ils sont partis à Doha. Ils sont en train de faire un faux procès à Karim », a conclu Doudou Wade, secrétaire général adjoint chargé des conflits au PDS.