NETTALI.COM - Le couvre-feu instauré par le président de la République pour lutter contre le Covid-19 semble servir de prétexte à certains policiers pour s'en prendre aux citoyens. Les scènes de violence postées sur les réseaux sociaux sociaux ont mis en colère Me Assane Dioma Ndiaye.
Des hommes de tenue frappant de jeunes gens parce qu'ils n'ont pas respecté le couvre-feu. Ce sont les images qui font le tour des réseaux sociaux. Ces scènes ont, d'ailleurs, soulevé une grosse colère des internautes. Parmi ceux-ci, Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise de défense des droits humains. Sur les ondes de la Rfm, l'avocat laisse éclater sa colère et interpelle le président de la République.
"Les autorités de l'Etat au plus haut niveau doivent demander immédiatement la cessation de ces actes. Ce que nous voyons à travers les réseaux sociaux est inacceptable", dénonce Me Assane Dioma Ndiaye. Qui poursuit : "Il faut rappeler la permanence des droits humains. Le ministre de l'Intérieur a suffisamment rappelé les sanctions qui sont encourues. Et les agents de l'Etat ont l'obligation de respecter la loi." Il rappelle du reste que "si l'Etat d'urgence permet à l'Etat et à l'administration de restreindre les libertés, cela ne les autorise pas à violer la loi". Et de mettre en garde : "Si ces faits devaient continuer, on porterait un grand coup à la cohésion nationale, au sentiment d'appartenance à une nation commune surtout après l'appel du chef de l'Etat et la réponse de l'opposition." "On n'a pas le droit de casser cette dynamique. Respectons la dignité humaine", dit-il. Non sans insister : "On ne peut pas porter atteinte à la dignité humaine sous quelque prétexte que ce soit."