NETTALI.COM - C'est acté. La famille de Diénabou Baldé dite «Dieyna» s'est désisté de sa constitution de partie civile dans le dossier judiciaire l’opposant à Mamadou Diop-Iseg, poursuivi pour pédophilie, détournement de mineure et corruption de mineure. Ceci, à la suite d'une longue médiation.

La famille de Diénabou Baldé joue la carte de l’apaisement. Via son avocat, Me Ciré Clédor Ly, elle s’est désistée de sa constitution de partie civile dans le dossier judiciaire opposant l’auteure de «Baabam» (17 ans) à son ancien tuteur et producteur, «Diop Iseg», le papa déclaré de son enfant.

L'avocat a déposé la lettre de désistement sur la table du Juge du 8ème Cabinet du tribunal de Grande instance de Dakar, Mamadou Seck. Même si la famille ne réclame plus aucune réparation, Mamadou Diop, président directeur général de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg) reste cependant toujours poursuivi pour pédophilie, détournement de mineure et corruption de mineure.

En effet, pour l’heure, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar, saisie de la demande d’annulation de la procédure, n’a pas encore évoqué le dossier.

Selon nos sources, si la famille a fini par lâcher du lest, c'est parce que Diop-Iseg a respecté toutes les conditions posées. «Diop-Iseg», qui a toujours nié être l’auteur de la grossesse de Dieynabou Baldé, a finalement accepté la paternité du bébé, né de sexe masculin. Il a même baptisé son garçon, en lui donnant le nom de Seydina Tanor Diop. Mieux, «Dieyna» est aujourd’hui «logée» et «nourrie» aux soins de la famille de Mamadou Diop. Comme au bon vieux temps.

S’il était intervenu un peu plus tôt, le désistement de la famille de Diénabou Baldé aurait peut-être pu éviter la case-prison à Mamadou Diop. Car, tout au début de «l’affaire», des tractations entre les deux familles ont eu lieu pour tenter d’étouffer le scandale présumé et éviter la geôle à celui qui se surnomme «Diop le beau». A ce titre, Me Clédor Ly disait même être prêt à convaincre la famille de la jeune fille à retirer sa plainte si Mamadou Diop acceptait de reconnaître l’enfant et d’épouser la mère. Mais les négociations et autres interminables conciliabules n’avaient pas porté leurs fruits. Pour diverses raisons, dont certaines étaient liées aux intransigeances d’alors de Mamadou Diop face aux fermes injonctions des Baldé.

Avant d’être écroué en détention préventive à la maison d’arrêt de Rebeuss et de changer d’avis du fond de sa cellule, Diop-Iseg avait toujours réfuté être l’auteur de la grossesse de «Dieyna». Il n’avait pas aussi accédé à la requête de la famille de l’artiste, qui voulait que Diénabou parte «étudier et vivre» incognito en Europe. Alors, dans la foulée des plaintes, la machine judiciaire s’est emballée, ne laissant plus au patron de l’Iseg la liberté de négocier une porte de sortie honorable dans cette «affaire de mœurs».

Aux premières semaines de l’emprisonnement de Mamadou Diop, l’un de ses avocats, Me Alassane Cissé, avait même déposé deux requêtes pour annulation de la procédure judiciaire et pour une demande de mise en liberté provisoire. Mais les deux requêtes auraient été rejetées par le juge du 8ème cabinet d’instruction du tribunal de Grande instance de Dakar, Mamadou Seck, en charge du dossier. Depuis, Diop et «Dieyna» ont, selon toute vraisemblance, fait la «paix» des cœurs et tenté de sauver ce qui peut (encore) l’être.