NETTALI.COM – Un vent de révolte souffle ce mardi sur le Sénégal. Plusieurs manifestations sont enregistrées dans diverses localités du pays. Et l’objectif est partout le même : réclamer la fin de l’état d’urgence et du couvre-feu.
Mardi de violentes manifestations dans différentes localités du pays. De nombreux jeunes gens ont envahi la rue pour réclamer la fin des restrictions liées à la lutte contre la pandémie du coronavirus. C’est à Touba que le coup d’envoi des manifestations a été donné. Des dizaines de jeunes chauffeurs et apprenti-chauffeurs ont envahi les rues de la capitale du mouride dans la matinée. Ils ont barré la route et brûlé des pneus pour réclamer la fin de l’interdiction du transport interurbain. La police a eu énormément de difficultés avant de maîtriser la situation. D’ailleurs, il y a eu des échanges de pierres et de gaz lacrymogènes entre forces de l’ordre et manifestants.
Presqu’au même moment, d’autres chauffeurs se sont fait entendre. Ils ont choisi le village de Ndiakhaté Ndiassane dans le département de Tivaouane pour manifester leur colère. Malgré l’intervention de la gendarmerie, ces populations composées pour l’essentiel d’acteurs du transport ont manifesté pour réclamer la fin des restrictions qui les plongent dans la misère depuis de nombreuses semaines.
Dans le Nord du pays également, des populations ont manifesté. Mais elles dénoncent surtout du «favoritisme» dans l’attribution de l’aide alimentaire d’urgence.
Toujours ce mardi, des jeunes de Tambacounda sont sortis dans la rue en début de soirée. Ils réclament la fin du couvre-feu qui dure depuis trois mois. Même ambiance à Mbacké où les jeunes étaient dans les rues jusqu’au-dela de 22 heures. Objectif : exiger la fin du couvre-feu et de l’état d’urgence. La même exigence est partagée par les plateformes Noo Lank et Aar Linu Bokk qui menacent également de descendre dans la rue et de faire la même chose que les jeunes de Cap Skirring. Ces derniers avaient manifesté samedi pour réclamer de l’eau potable. Une manifestation réprimée par la gendarmerie. Bilan : des blessés de part et d’autre.