NETTALI.COM – Au lendemain des rebondissements portés sur l’affaire qui l’oppose à Adji Sar, Ousmane Sonko monte au créneau. Adoptant une ligne de défense qui emprunte au discours anti-impérialiste ses codes, il accuse la France et Macky Sall d’avoir, en métronomes, orchestré un complot contre lui. Ainsi, le maire de Ziguinchor, qui se tient prêt à aller en procès selon ses dires,  déclare qu’il ne va plus observer les restrictions imposées par le régime de contrôle judiciaire auquel il est soumis depuis un an.

Invité spécial de Walf Tv et de Jotna (l’organe de Pastef), Ousmane Sonko a été relancé vendredi 11 mars sur l’affaire Adji Sarr, qui a connu récemment des développements.

A l’en croire, « il n’y a qu’un seul responsable dans ce dossier, la justice sénégalaise, qui est complice du complot qui se passe actuellement ».

Précisant sa pensée, il mentionne : « Je ne crois pas qu’un juge puisse  m‘envoyer en prison à cause de ce dossier. Le complot devait se passer au mois de février 2019. Leur stratégie était de m’envoyer en prison et j’ai refusé le mandat de dépôt », dit-il, déplorant que « le procès se passe maintenant à la radio et à la télé »

Au sujet de la demande introduite par ses avocats  pour la levée du contrôle judiciaire établi dans cette affaire, Sonko  compte ne pas se conformer aux restrictions imposées par ledit contrôle. « Je ne signe plus. Je n’ai pas d'obligation. Je signe depuis dix mois. Je ne peux pas respecter une institution judiciaire qui ne me respecte pas. J’ai mon passeport diplomatique qui a été renouvelé il y a quatre mois et quand je veux sortir de ce pays pour des raisons de service, en tant que maire, en tant que député ou chef de parti, je vais le faire dorénavant », ajoute-t-il.

Ainsi, il a accusé plusieurs personnalités d’avoir monté un complot pour l’écarter de la course et cite  le président Macky Sall, feu le doyen des juges Samba Sall, Antoine Diome,  Serigne Bassirou Gueye, le général Moussa Fall et une personne qu’il ne nomme pas et qu’il appelle « sa femme ».

Selon Sonko, « c’est le général Moussa Fall qui est à la tête de ce complot ». « C’est pourquoi on a débarqué le général Tine pour demander à Moussa Fall de porter le combat », accuse-il encore.

« Il ne peut y avoir que non-lieu et classement sans suite. Et c’est à partir de ce moment que les choses vont réellement démarrer, car je vais poursuivre tous ceux qui ont les mains trempées dans ce dossier », contre-attaque Ousmane Sonko, non sans envisager une tentative d’assassinat contre Adji Sarr, qui dit qu’elle n’est plus « en sécurité » au Sénégal.

En clair, résume le leader de Pastef, « tout cela fait partie de la stratégie de Macky Sall ». « Après la défaite qu’il a subie au mois de mars de l’an passé, il revient à la charge. Il n’a jamais abandonné car il n’a pas le cœur de quelqu’un qui abandonne. Il cherchait un prétexte », balance Sonko.

Au cours de cette rencontre avec les journalistes, le maire de Ziguinchor a frontalement attaqué la France qu’il accuse d’avoir orchestré tous ces rebondissements, en parfaite intelligence avec le régime de Macky Sall, parce que, croit-t-il savoir, cela survient après qu’il a rebaptisé des rues de la ville de Ziguinchor qui portaient les noms de Français qu’il décrit comme des colons.

De l’avis du leader de Pastef, des organes comme Le Monde, Jeune Afrique et RFI ont été « sponsorisés » pour relancer ce dossier. « Ils ont reçu beaucoup d’argent », révèle Sonko, qui affirme qu’il ne va plus animer une conférence de presse à laquelle assistent les organes précités.

Ousmane Sonko soupçonne une tentative d’assassinat  de Adji Sarr et met en garde ses proches.