NETTALI.COM  - Aminata Touré n'est pas indifférente aux violences qui ont fait plus de 50 morts au Tchad. L'ancienne Première ministre interpelle la Cour pénale internationale (CPI). Occasion saisie par Guy Marius Sagna pour lui lancer quelques piques. 

Le Tchad connaît une période particulièrement trouble ces dernières heures. Mercredi, de violents affrontements entre policiers et manifestants ont fait plus de 50 morts et des centaines de blessés selon un bilan officiel. Des tueries condamnées à travers le continent. Certains réclament même des poursuites contre les auteurs.

Parmi les voix qui s'élèvent au Sénégal, celle d'Aminata Touré. "Je condamne avec la dernière énergie la tuerie de plusieurs dizaines de manifestants au Tchad dont le seul tort est de demander la Démocratie et la Liberté", écrit l'ancienne Première ministre du Sénégal dans un post sur sa page Facebook. De l'avis de la députée à l'Assemblée nationale, ces actes ne peuvent rester impunis. "Que la Cour Pénale Internationale s’auto-saississe sans délai pour que tous les auteurs de ces massacres odieux repondent de leurs actes de barbarie. Il est temps que toutes les forces de défense et de sécurité en Afrique comprennent qu’elles ont pour mission de protéger leurs concitoyens et non de les Tuer." Un avis que partage Guy Marius Sagna. Du moins en partie.

"L'ancienne présidente du Conseil économique social et environnemental dénonce la tuerie en cours au Tchad et appelle à l'auto-saisine de la Cour Pénale Internationale (CPI). Sur cette question, je suis en phase avec Madame Aminata Touré", commente le député membre de Yewwi askan wi. Mais il s'interroge : "Et la vingtaine d'assassinés par le régime de Macky Sall entre 2021 et 2022? Et la trentaine de torturés par le régime de Macky Sall entre 2021 et 2022?". Avant d'ajouter : "Dans les partis politiques et les mouvements citoyens au Sénégal, il y a un réel problème. Quand j'y suis je me tais. Et quand j'en sors je parle. Cela aussi est à changer." Comme pour rappeler à Aminata Touré son silence sur les violations commises par le pouvoir de Macky Sall quand elle était encore aux affaires.