NETTALI.COM - Invité de l’émission "Jury du dimanche" sur Iradio, Me El Hadj Oumar Youm a évoqué l’incarcération de Pape Alé Niang et la disparition de l’adjudant-chef Badji et du sergent Fulbert Sambou. Le président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar pense que la place du journaliste n’est pas en prison et dit avoir confiance en la justice par rapport aux deux disparitions.

Inculpé des chefs de divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente de nature à nuire à la Défense nationale, recel de documents administratifs et militaires, diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques, le journaliste Pape Alé Niang a été placé sous mandat de dépôt par le juge du deuxième cabinet le 9 novembre dernier. Depuis lors, le journaliste séjourne à la prison de Sébikhotane.

Invité du "Jury du Dimanche", Me E Hadji Oumar Youm, président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar, est favorable à la libération du Directeur de publication du site Dakar Matin. "Si  cela peut se faire vraiment, je dirai tant mieux et ouf. Mais je considère qu’il y a quand même beaucoup de dérapages". Face à Mamoudou Ibra Kane, il a soutenu que  "Pape Alé, c’est quelqu’un qui a sa place ailleurs qu’en prison. C’est ma conviction personnelle".

"Je fais confiance aux autorités compétentes..."

L'invité de l’émission "Jury du Dimanche" a, par ailleurs, évoqué l'affaire de la disparition de l’Adjudant-chef Didier Badji en service à l’Inspection générale d’État (Ige) et du Sergent Fulbert Sambou de la Direction des Renseignements. Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar a répondu à la famille du second nommé qui réclame une autopsie pour déterminer les circonstances du décès du sergent. Le parlementaire pense que tout dépend de l’état du corps. "La demande de la famille se heurte à une impossibilité parce que la dépouille repêchée quatre jours après serait dans un état de décomposition avancée. Il faut donc laisser le soin aux autorités compétentes de faire les choses. Surtout qu’il s’agit de préserver ce qui est essentiel, pour nous, notre stabilité, notre sécurité, notre intégrité, notre cohésion sociale. Ça, ce sont des valeurs sur lesquelles, tous les Sénégalais doivent veiller comme à la prunelle de leurs yeux", a-t-il répondu.