NETTALI.COM - La conférence des dealers de la coalition Yewwi askan wi monte au créneau. Elle déplore les attaques contre le convoi d'Ousmane Sonko et avertit l’Etat quant à la sécurité du leader de Pastef.

Les violences qui sont en train d’entacher la "caravane de la liberté" initiée par Ousmane Sonko préoccupent la conférence des leaders de Yewwi askan wi. Après quelques jours passés à Ziguinchor depuis la veille de son procès pour viol, Ousmane Sonko a décidé de rentrer à Dakar par voie terrestre. Dans la foulée, il demandé à ses partisans de l’accompagner dans ce qu’il appelle "la caravane de la liberté".

Toutefois, constate  Yewwi pour s'en désolé, "si au long de son chemin, les populations sont sorties massivement communier avec lui et lui manifester leur soutien face aux injustices subies, à l'entrée de Kolda, son cortège s'est heurté à une barricade des forces de police". Il s’en est suivi "une véritable intifada à l'issue de laquelle un citoyen a été tué, deux véhicules de la police incendiés et des blessés dont un grave dénombrés", révèle le communiqué de Yewwi askan wi. Aussi les alliés de Pastef condamnent-ils "vigoureusement cette énième attaque du convoi du Président Ousmane Sonko constitutive des entraves à la libre circulation du citoyen Ousmane Sonko".

Au-delà de la condamnation, Déthié Fall, Abib Sy et compagnie accusent le régime de Macky Sall de "de tirer à balles réelles sur des populations désarmées, en violation flagrante des règles internationalement reconnues de maintien de l'ordre". "Notre pays est encore un havre de paix et aucune adversité politique ne doit l'embraser", soulignent les leaders de Yewwi. Avant de poursuivre : "En vertu de son droit de circuler librement sur toute l'étendue du territoire, le Président Ousmane Sonko va continuer son chemin et Yewwi Askan Wi exige la préservation de son intégrité physique et morale."

Ces opposants avertissent qu’ils ne toléreront plus aucune attaque du convoi. "Macky Sall endossera l'entière responsabilité de toutes les conséquences qui en découleraient", alertent-ils. Avant d'appeler les populations "à la résistance face à l'arbitraire d'Etat". En outre, ils demandent "à l'opinion nationale, africaine et internationale d'intervenir pour arrêter les dérives sanglantes d'un régime finissant".