NETTALI.COM - L e Premier ministre a présidé samedi dernier 18 mai, à Diamniadio, un Conseil interministériel consacré à la préparation des examens et concours de l'année 2023-2024. Une rencontre qui avait pour objet de préparer les examens de fin d’année 2024 à savoir : le Cfee, le Bfem, le Baccalauréat, et d’autres examens organisés par le ministère de l’Education nationale et le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
Les problèmes qui ont été soulevés sont surtout liés à l’organisation des examens. Il s’agit du problème de la sécurité des centres d’examen, celui de l’a- cheminement des épreuves d’examens qui quittent la Dexco à Dakar pour aller dans les régions et les départements, celui des écoles qui accueillent comme centres en termes de propreté, d’accès à l’eau, mais aussi et surtout les problèmes liés à la prise en charge des enseignants.
Les programmes pléthoriques en question
À cette occasion, Ousmane Sonko s'est attaqué aux programmes scolaires pléthoriques. Il a jugé nécessaire d'aller vers la révision en profondeur des programmes scolaires jugés trop chargés et éloignés du pragmatisme. "Tout le monde convient que les programmes tels que nous les avons vécus depuis des décennies, posent problème. Nous nous demandons à quoi aura servi tout ce que nous avons appris de l’école primaire à l'université. Nous avons vu toutes sortes de matières, disciplines et sciences. Il faut maintenant aller vers le pragmatisme au sein de l'éducation", a déclaré le chef du gouvernement.
L'introduction des langues nationales et l'Anglais
À cet effet, seront mis en exergue deux ou trois éléments. Il s'agit, dit- il, de "l'introduction de nos langues nationales dans notre système éducatif. Une préoccupation, dit-il, qui est très chère au président de la République et qui se trouve dans notre programme depuis le début de notre action politique". L’autre élément qui lui parait important, c’est éventuellement l’amélioration de l’apprentissage de l’anglais qui, par la force des choses, est devenue la langue de communication internationale.
Dans le même ordre d'idées, le chef du gouvernement a annoncé qu'il va envoyer le ministre de l'Éducation nationale au Japon pour que ce dernier puisse voir et s'inspirer du modèle nippon. Car, dit-il, "il nous faut sortir de notre zone de confort et des traditions héritées pour aller voir ce qui se passe ailleurs".
L'Etat civil en question
Le PM a partagé également l’autre élément qui est l'état civil. "Nous attachons beaucoup d'importance à ce sujet. Car, a-t-il rappelé, moi, j'ai été maire pendant deux ans. Le premier problème que j'avais en tant que maire, ça a été sur l'état civil. J'ai été obligé de relever l'officier d'état civil et de saisir la justice. Parce qu'il est inadmissible que des citoyens soient victimes des négligences ou des fautes d'agents qui ne font pas ce qu'ils doivent faire ou alors pour des raisons liées au monnayage se retrouvent à délivrer le même papier à 50 personnes", a-t-il lancé.
Pour le Premier ministre, c'est l'application stricte de la loi avec l'implication des maires qui va permettre de mettre fin à ces pratiques. "Ces questions ont de très simples solutions. Il faut de la fermeté dans l'application de la loi. Et c'est pour- quoi nous attachons beaucoup de prix à ce qu'on mette fin définitive- ment à ces phénomènes. Ça ne dépend que de la fermeté des diffé- rents maires, de la justice et de la supervision du ministère chargé des Collectivités territoriales", a fulminé Ousmane Sonko.
Avant d'insister : "On ne peut pas aller vers la rupture structurelle souhaitée, si on reconduit systématiquement les mêmes modèles."
Revenant sur le système de rémunération dans la Fonction publique, Ousmane Sonko a fustigé qu'il a été déchiré depuis les années 2000 avec une gestion démagogique consistant à une approche sectorielle d'ajouter et d'attendre que les autres crient au scandale pour négocier et prendre des engagements.
En effet, a-t-il insisté, "on ne gère pas comme ça une masse salariale, car il y a des équilibres liés à des grades, à des fonctions qu'il faut respecter. Il faut qu'on ait le courage de revenir à une discussion sincère et sérieuse sur la question pour assainir et stabiliser définitivement cette problématique".