NETTALI.COM-  Près de 410 000 élèves des cycles préscolaire et élémentaire sont sans  d’acte d’état-civil. Le constat a été fait lors d' une réunion interministérielle présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko, ce mardi 18 mars 2025. Face à cette situation, le gouvernement a pris une série de mesures d’urgence. 

Les acteurs de l’état civil se sont réunis ce mardi à la Primature, autour du chef du gouvernement, lors d’une réunion interministérielle sur l’état civil. D’emblée, un diagnostic de la problématique de l’état civil au Sénégal a fait ressortir un tableau peu reluisant. On peut citer un total de 409 789 élèves des cycles préscolaire et élémentaire sans acte de naissance (2024) répertoriés dans le secteur de l’Education .

Compte tenu des enjeux et défis auxquels l’état civil est confronté, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris plusieurs décisions relatives à la mise en œuvre satisfaisante de la Stratégie nationale de l’état civil, en particulier du Programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil dit «pro‐ gramme Nekkal ».

Parmi elles, l’examen de la gratuité des déclarations d’état civil et des jugements liés aux naissances, mariages et décès.

Un plan de régularisation des citoyens sans acte d’état civil sera mis en place sur la période 2025-2026, avec une attention particulière pour les élèves en âge d’examen. Ainsi, des solutions immédiates doivent être trouvées d’ici le 30 avril 2025 pour les candidats au BFEM et au baccalauréat, et une approche structurelle sera adoptée avant fin 2025.

L’accélération de la digitalisation de l’état civil, inscrite dans la « New Deal technologique », est également une priorité. L’objectif est d’assurer l’interopérabilité entre les différentes administrations et de sécuriser la gestion des actes d’état civil. Un audit financier des projets de digitalisation en cours sera réalisé afin d’optimiser les ressources allouées.

Dans le cadre du « Plan Diomaye pour la Casamance », le gouvernement s’engage également à régulariser plus de 55 000 actes de naissance en attente dans les départements de Bignona, Oussouye et Ziguinchor. Une collaboration accrue avec les autorités locales, les organisations communautaires et les chefs religieux sera initiée pour encourager l’enregistrement systématique des naissances et lutter contre la fraude documentaire.

Le gouvernement affiche ainsi sa volonté de réformer en profondeur l’état civil sénégalais, un enjeu majeur pour garantir le droit à l’identité de chaque citoyen.