NETTALI.COM- Lors du Conseil des ministres ce mercredi 19 mars 2025, le Président Bassirou Diomaye Faye a donné des directives allant dans le sens de la modernisation du système de retraite et de sécurité sociale. Il a également souligné la nécessité d’examiner les possibilités de revalorisation des pensions de retraite les plus faibles.

La question de la modernisation du système de retraite et de sécurité sociale a été abordé en Conseil des ministres. A cet effet, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de placer cette problématique « au cœur de la valorisation du travail et de la politique de protection sociale de l’Etat ». Aujourd’hui, rapporte le communiqué du gouvernement, « la structure de la population sénégalaise et l’allongement progressif de l’espérance de vie appellent une anticipation dans la gestion financière des dépenses sanitaires et sociales notamment celles liées à la retraite et à la sécurité sociale ». C’est pourquoi, le Président Bassirou Diomaye Faye a demandé au ministre en charge du Travail et de l’Emploi, « de finaliser, en relation avec les partenaires sociaux, le projet de Code unique de Sécurité sociale, texte de loi devant contribuer à améliorer significativement la gouvernance des institutions de prévoyance sociale [Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), Caisse de sécurité sociale (CSS) et Institution de prévoyance maladie (IPM) ».

Des directives ont été aussi données au ministre des Finances et du Budget. Le Président l’a invité « à attacher une importance particulière à la maitrise des dépenses de santé des agents de l’Etat, à la viabilité financière de la Couverture sanitaire universelle et surtout à l’équilibre systématique et durable du Fonds national de retraite (FNR) ».

Les deux ministères sont également invités « à faire le point, avant fin juillet 2025, sur la situation financière du système de retraites (FNR et IPRES) et ses perspectives d’évolution, au regard des dynamiques du marché du travail à court, moyen et long terme ».

Pour finir, le Chef de l’Etat a souligné « la nécessité d’examiner les possibilités de revalorisation des pensions de retraite les plus faibles et d’engager avec les agents de l’Etat, les travailleurs et les partenaires sociaux, un processus d’incitation à la mise en place accélérée de retraites supplémentaires par capitalisation ».