NETTALI.COM - La campagne d’immatriculation gratuite des deux-roues a été prolongée de deux mois, jusqu’au 25 mai 2025, en raison de la forte affluence constatée dans les services régionaux et des nombreuses demandes encore en attente, a-t-on appris du ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens.

"En raison de la forte affluence constatée dans les services régionaux et des nombreuses demandes encore en attente, le Premier ministre a consenti à une prorogation exceptionnelle de deux mois, soit jusqu’au 25 mai 2025’’, a annoncé Yankhoba Diémé, dans un document de presse parvenu, mardi.

Le ministre a dans le même temps averti qu’au-delà de cette date, aucune autre prorogation ne sera accordée, invitant ainsi tous les propriétaires de véhicules deux-roues qui n’ont pas encore immatriculé leurs motocycles à "se rendre immédiatement dans les services compétents" pour le faire.

Cette mesure de prorogation est "une seconde chance" offerte aux propriétaires de motocycles pour les inviter à se conformer aux exigences légales sans risquer des amendes ou une immobilisation légale de leur véhicule.

Se voulant davantage clair, Yankhoba Diémé a réitéré dans le document parvenu à l’APS qu’ "à compter du 25 mai 2025, toute moto non immatriculée sera considérée en infraction et fera l’objet de sanctions immédiates, incluant des amendes et l’immobilisation du véhicule par les forces de défense et de sécurité".

L’immatriculation gratuite des véhicules deux-roues, dont la cylindrée est supérieure à 49 centimètres cubes, a été instaurée pour la période allant du 13 décembre 2024 au 13 mars 2025.

L’objectif visé par les autorités est d’améliorer la traçabilité des véhicules en facilitant leur identification en cas de vol ou d’accident, simplifier les contrôles en permettant aux forces de défense et de sécurité d’assurer plus efficacement les vérifications sur le terrain, entre autres.

Durant la période d’immatriculation gratuite, "109 631 dossiers ont été enrôlés dont 88 751 validés, contre 18 600 dossiers validés pour toute l’année 2024", témoignant ainsi, selon le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, de la "forte adhésion des usagers à cette démarche’’.