NETTALI.COM - La femme se rendait à des audiences vêtue de la traditionnelle robe noire et aurait dérobé de l’argent liquide à plusieurs de ses « confrères ».
Toutes les personnes en robe noire n’étaient pas de vrais avocats. Une usurpatrice de 30 ans est soupçonnée de s’être déguisée pour voler ses « confrères » lors d’audiences au tribunal de Paris. Elle a été interpellée ce jeudi 27 mars dans l’après-midi dans la salle où se tenait le procès de l’affaire libyenne de Nicolas Sarkozy, selon une information de Paris Match confirmée à l’AFP par le barreau de Paris.
D’après Paris Match, la fausse avocate est aussi accusée « d’avoir procédé de la sorte, depuis plusieurs jours, au tribunal judiciaire de Paris mais aussi à Bobigny ». Le magazine, tout comme Le Parisien, a appris du parquet de Paris qu’une enquête a été ouverte et confiée au commissariat du XVIIe arrondissement.
« Elle était toujours extrêmement souriante et sympathique »
D’après ces deux médias, les avocats du barreau de Paris étaient sur leurs gardes depuis plusieurs jours, la voleuse présumée ayant été épinglée sur plusieurs groupes WhatsApp. « Elle se présentait aux audiences en robe, toujours extrêmement souriante et sympathique », a raconté une avocate parisienne, citée par Paris Match, « elle était avec moi à une audience la semaine dernière et elle m’a dérobé 500 € ». La victime présumée s’est « étonnée qu’elle n’ait pas eu de dossier à plaider » en 4 heures d’audience, mais quand elle lui a posé la question, la fausse avocate a « répondu qu’elle était juste venue regarder ».
Un pénaliste interrogé par Le Parisien a quant à lui décrit une femme « sympa » et qui « fait mine de s’intéresser aux procédures ». « Elle m’a dit être intéressée par le droit économique », a raconté une autre victime dans les colonnes du journal francilien, qui précise qu’une description de la « fausse consœur » avait commencé à se dessiner.
L’impostrice a fini par être identifiée ce jeudi par des avocats qui ont donné l’alerte sur les boucles WhatsApp, rapporte le quotidien. Plusieurs d’entre eux ont commencé à la prendre en filature… jusqu’à l’étage où avait lieu le procès de Nicolas Sarkozy. Après avoir protesté au moment de son interpellation, la femme a fini par reconnaître la supercherie.