NETTALI.COM - La peine de quatre ans et demi de prison infligée à l'ancienne star du Barça et du PSG Dani Alves pour le viol d'une jeune femme en 2022, a été annulée ce vendredi 28 mars par une cour d'appel d'Espagne qui a pointé notamment le manque de "fiabilité" de la plaignante.
L'an passé, Dani Alves avait été condamné en première instance à quatre ans et demi de prison pour le viol d'une femme dans les toilettes d'une boîte de nuit à Barcelone en 2022.
Une cour d'appel de la capitale espagnole a déclaré, vendredi, dans son arrêt que le jugement initial présentait "une série de manquements, d'imprécisions, d'incohérences et de contradictions sur les faits, l'évaluation juridique et ses conséquences".
Manque de "fiabilité" de la plaignante
Elle a également précisé que le témoignage de la victime présumée, manquait de "fiabilité" lorsqu'il se référait à des faits pouvant être objectivement vérifiés grâce à des enregistrements vidéo, "indiquant explicitement que ce qu'elle a raconté ne correspond pas à la réalité".
Selon le tribunal, l'argument de la victime présumée, selon lequel elle avait accompagné l'ancien joueur dans les toilettes par crainte que ses amis ne les suivent, ne semblait pas justifié, et a conclu qu'elle s'était "rendue volontairement dans les toilettes dans le but d'être avec l'accusé dans un espace plus intime".
La cour a ajouté que les images de vidéosurveillance n'ont pas permis de déterminer si elle avait consenti ou non à la relation qui a suivi.
Possible recours devant le Tribunal suprême
L'ancien joueur de football passé notamment par Barcelone, la Juventus et le Paris Saint-Germain, avait pu être libéré de prison en mars 2024 après le paiement d'une caution d'un million d'euros.
Il peut désormais quitter le pays puisque la cour d'appel a levé toutes les restrictions de voyage.
Dans leur arrêt, les magistrats de la cour d'appel de Barcelone soulignent que leur décision, qui peut encore faire l'objet d'un recours devant le Tribunal suprême, ne signifie pas pour autant que "l'hypothèse vraie" dans cette affaire soit celle défendue par le joueur, qui a toujours nié avoir violé la plaignante.
Ester Garcia, l'avocate de la victime présumée, n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.