NETTALI.COM - Le député-maire de Malicounda, Maguette Sène considère que la loi d’interprétation ne prend pas en compte toutes les victimes. Il préconise une loi véritablement inclusive, non sans rappeler à ses collègues parlementaires qu’ils sont à l’hémicycle pour un peuple et non pour un parti.

« La quinzième législature a raté le coche. Depuis le 23 juin 2011, des décès sont connus lors de manifestations. Nous avions l’opportunité d’entrer dans l’histoire, mais nous l’avons gâchée », a d’emblée regretté le député Maguette Sène pendant sa prise de parole, dans le cadre de l’examen de la proposition de loi n°05/2025 portant interprétation de la loi d’amnistie de 2024.

Ce faisant, il invite l’Assemblée à briser ce cycle de violences. « Il faut sanctionner les actes violents, mais d’abord comprendre leurs motivations », dit-il non sans soutenir que « c’est pourquoi la société civile réclame des concertations pour une loi inclusive qui applique la justice avec rigueur ».

Aussi invite-t-il le pouvoir à écouter la société civile. Car, il reste convaincu que « ni l’abrogation ni l’interprétation ne peuvent effacer les normes internationales. Il faut une loi qui réconcilie, une loi véritablement inclusive ».

S’inscrivant dans cette logique, le parlementaire juge que « cette loi ne prend pas en compte toutes les victimes ». C’est pourquoi, l’ancien directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) n’a pas manqué de lancer à ses collègues : « nous sommes là pour un peuple, pas pour un parti ».